Le Poulet Braisé

- Par Michael AMON-AKA

En Côte d’Ivoire, on l’achète dans la rue. Celui que l’on déguste au restaurant l’Akan, à Tours, est un peu plus sophistiqué, mais fidèle à l’original.

“Le poulet prend le goût de la braise”

En Côte d’Ivoire, le poulet braisé est réalisé dans la rue. Les gars qui le font s’installent sur de simples stands autour d’une grande place et le vendent directement aux gens qui passent. Evidemment, ils n’ont pas de four à côté d’eux pour faire cuire le poulet. Alors, ils saisissent et, ensuite, ils le laissent sur le côté du feu, pour achever tranquillement la cuisson. La viande prend doucement le goût du feu et de la braise. Tout simplement.

“Des épices et du terre-mer”

Moi, bien sûr, je dispose d’un four, alors je peux faire en sorte de mieux maîtriser la cuisson. Mais dans le principe, la recette reste la même. Je commence par marquer la viande sur feu vif, puis je la passe au four. Il y a un temps de base qui est de dix minutes de cuisson mais cela peut dépendre, bien sûr, de l’épaisseur de la viande. Ensuite, je mets les épices qui vont donner sa saveur à la viande : du sel fumé, de la cardamome, du poivre salé d’Ecosse et d’autres encore… Et pour donner encore un peu plus de goût, je mets un peu d’huile de crustacés par dessus. Cela donne un petit côté terre-mer à mon plat.

“Banane plantain et Attiéké : deux incontournables”

Avec mon poulet braisé, je propose les deux accompagnements phares de l’Afrique de l’Ouest : La banane plantain et l’Attiéké. La banane plantain, c’est la version légume de la banane. Et l’attiéké, que l’on fait venir de Côte d’Ivoire, c’est de la semoule de manioc. Le manioc a été écrasé, séché et passé à la couscoussière. C’est vraiment une recette traditionnelle qui se transmet de mère en fille et qui est un condiment phare en Côte d’Ivoire. Si quelqu’un vous dit qu’il est allé en Côte d’Ivoire et qui qu’il n’a mangé ni banane plantain ni Attiéké, c’est que c’est un menteur !

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Fermeture définitive

Chère cliente, cher client, chers partenaires,

C’est avec tristesse que je vous annonce la fermeture de votre restaurant l’AKAN à partir du 28 février prochain.
Durant ces huit années, nous avons tout vécu ensemble. Vous nous avez accompagné, soutenu (pendant ces moments difficiles et de doute : gilets jaunes, Covid, inflation, etc…) par votre présence, vos critiques, vos conseils qui nous ont fait grandir et aussi permis de lier une belle amitié avec certain(e)s d’entre vous. Ainsi, vous avez découvert ma cuisine, celle de mon pays d’origine la Côte d’Ivoire, le savoureux mariage que la gastronomie française pouvait lui apporter et tout récemment mon ouverture au monde.
Alors venez nombreux ces dernières semaines pour savourer cette cuisine que vous avez appris à apprécier et partager une fois de plus de bons moments conviviaux entre ami(e)s, en famille, ou entre collègues de travail.
Merci pour cette belle aventure, soyez-en infiniment remerciés.

Michael AMON-AKA, gérant du restaurant l’AKAN.